House of no more par le Big Art Group

house_of_no_more.jpgProfond comme une image...

Sur la scène, trois caméras et trois écrans. Devant les caméras, les comédiens jouent tandis que leur image est projetée sur l’un des écrans. Le montage se fait en direct, devant nous, grâce aux acteurs qui sont aussi accessoiristes. La production se veut un étrange et indescriptible télé-théâtre. Un peu comme dans Mulholland Drive de Lynch, chaque personnage est joué par différents acteurs, et les récits se dédoublent et se télescopent jusqu’à nous perdre dans le dédale ainsi créé. Il est assez divertissant de voir l’image sur l’écran – le produit fini bien qu’assez grossièrement – et, simultanément, les acteurs qui la produisent à l’aide d’accessoires parfois ridicules. Cela dit, si la forme est vivante et créative, les personnages et le propos de cette pièce sont plutôt décevants. Les représentations les plus communes du monde moderne américain s’y retrouvent en doses extra-fortes : sexualité débridée, violence gratuite, obsession de l’image et délire médiatique. Bien qu’il y ait cohérence entre ce jeu de projections et l’univers créé par la télévision, on souhaiterait qu’une forme aussi inventive serve un récit moins délirant et un sujet moins usité.

De la compagnie new-yorkaise Big Art group
Du 16 au 18 février à l’Usine C

Sophie G.

Posté dans Arts de la scène par Mandelstam le 19.02.06 à 02:45
Commentaires
Pas encore de commentaire

Ajouter un commentaire
Prénom/Pseudo :
Email ou URL :
Ton message :
Crypto
Recopie crypto :