Temps perdu
La production Lost pigeons de David Pressault aborde la question, peu originale mais tellement universelle, des relations amoureuses. Le propos, lourdement illustré par des symboles nombreux et peu subtils, est clair et franchement prévisible; le thème n’est aucunement revisité. On dirait une démonstration, étape par étape, des conséquences néfastes, bien connues, des désordres amoureux. Les pigeons roucoulent d’abord puis se tiraillent, s’aveuglent, se manipulent, se heurtent, etc. En fait, il s’agit d’une chorégraphie parfaite pour ceux qui tiennent à comprendre le sens précis d’une oeuvre et sont déroutés par le côté souvent abstrait de la danse. Si vous n’êtes pas de ceux-là, vous risquez fort d’être déçu par cette production. Cela dit, les danseurs dansent bien et la trame musicale (d’Erwin Vann) est plutôt intéressante; malheureusement, ces qualités n’ont pas suffit à me faire oublier les longueurs et à dissiper l’impression de perdre mon temps.
du 1 au 4 février au Monument National...
Sophie G