Les constellations dynamiques, de Johny Ranger au SAT
Les constellations, pour faire vite, ce sont les différents éléments (sonores, visuels…) qui se regroupent selon différents facteurs (affinités, « attirances énergétiques »…). Ce que Johny Ranger propose, c’est donc une fusion de tous les arts dans le but de fournir un spectacle total. Le spectateur devrait donc être ébahi par l’esthétique admirable de la performance, qui mêle à la fois son, image, vidéo et danse. Il n’en est rien.
En effet, tout cela n’est que de la poudre aux yeux, et l’on est très vite frappé par l’impertinence de la démarche, qui vise à célébrer l’avènement d’une culture monde ainsi que le métissage universel. Le thème qui fait penser, enfin de compte, à un sujet de dessin d’enfant de maternelle.
Les Constellations Dynamiques est donc une œuvre extrêmement intéressante, du fait qu’elle expose avec brio de quelle manière un artiste (puisqu’il faut l’appeler ainsi) en manque d’idées en surtout en manque d’argent réussit à escroquer, par le biais d’un
design séduisant, le spectateur non-avisé. Stoobidou, pas content.

Spectacle produit les 1-2 et 3 Décembre 2005 à la S.A.T., la société des arts technologiques. Le site de la SAT: www.sat.qc.ca

Posté dans Arts de la scène par Mandelstam le 15.12.05 à 21:11
Commentaires
De Père Ubu, posté le 16.12.05 à 21:21

Oh! Mais c'est qu'il est cinglant le petit Juju!

De Caroline, posté le 17.12.05 à 21:53

Vraiment, de toute évidence, je crois que nous n'avons pas vu la même performance. J'ai été extrêmement touché par la liberté et les propositions de cet événement. Ayant vu plus d’une œuvre de Jean Ranger à travers les années,  ce que l’auteur de cette critique n’a manifestement pas saisi est à quelle point toute l’idée du spectacle était de passer à un mode de compréhension plus intuitif et d’ouvrir sa perception afin de saisir un langage multicouches ou l’idée de saisir une idée ou de cerner une unique proposition devient sans intérêt. Les gens auquel j’ai discuté à la sortie de la performance avaient une excitation bien palpable, si un travail parvient à stimuler, inspirer et ouvrir un sens de possibilités au lieu de nous maintenir dans le confort de notre propre ironie, cela représente à mes yeux un succès. Le travail visuel était fort et savait  aussi se faire discret et laisser la place aux interprètes. La musique, très actuelle, était capable de nous faire voyager dans des zones d’ombre, festive et féline. D’ailleurs les gens peuvent juger d’eux même si le contenu vidéo est pertinent en allant voir sur le site de www.mindroots.com ou il est possible de voir quelqu’un qui poursuit généreusement la création d’un langage singulier. Pour d’autres critiques à mon avis plus juste (et moins ado) du spectacle allez lire plutôt : http://www.dfdanse.com/article694.html ou encore : http://www.quadrantcrossing.org/blog/C2043341080/E1649708448/

Caroline F.



De Citron, posté le 18.12.05 à 03:08

Vraiment, de toute évidence, je crois que Caroline F. n\'a pas de goût, étant donné qu\'une musique "faisant voyager dans des zones d\'ombre, festive et féline" n\'est pas quelque chose de positif; les références au cercle de la vie ou à la place de l\'individu dans la collectivité non plus, d\'ailleurs. "Les constellations dynamiques" est une performance fade et sans intérêt, à moins que l\'on s\'intéresse à ce qu\'a l\'habitude d\'afficher la SAT, soit des oeuvres dépassés et très peu originales tournant autour de fausses problématiques, visant un public ignorant qui se satisfait dans la médiocrité. On a tous compris que la technologie pouvait être un facteur de déshumanisation tout en rapprochant les hommes, pas la peine d\'en faire une performance. Alors, Caroline, tu arrêtes de t\'intéresser au rapport entre l\'homme et la technologie, tu ne retournes plus jamais à la SAT, tu te renseignes sur des artistes qui valent mieux que Johnny Ranger (et qui n\'exposent pas à la SAT) et tout ira mieux.




De Stoubidou, posté le 18.12.05 à 03:12

Si la plupart des sots se contentent de faire des sorties culturelles dans leur coin, d’autres tenteront d’exprimer leur opinion sur la place publique. Ici, nous avons donc Caroline F.qui se rendit aux Constellations Dynamiques et qui trouva la performance « féline », « actuelle » et « stimulante ». Incertaine de la valeur de ses convictions, elle regarda autour d’elle et put palper l’excitation qu’elle ressentait elle aussi. Contente de n’avoir pas dépensé dix huit dollars pour rien, elle rentra chez elle et consulta quelques critiques sur le web, mais en trouva une qui ne correspondait pas à ses idées : la mienne.

Caroline, si je puis me permettre ; vous faites fausse route. Il est inutile de vous lire au complet pour comprendre que vos écrits ne sont qu’un ramassis d’âneries.

Tout d’abord, j’aimerais répondre à vos accusations concernant l’ « adolescence » de mon article. Comment osez-vous entrer sur le terrain miné des attaques personnelles alors que vous-même n’êtes pas irréprochable ? En effet ; relisez votre minable petit commentaire et constatez de vous-même : le participe passé employé avec le verbe être s’accorde avec le sujet (à moins que votre nom ne soit en fait Carolin). Par ailleurs, je me demande si vous ne ronfliez pas en classe lorsque le professeur disait que « les gens auquel j’ai discuté », ça ne se disait pas. Tout le monde ne maîtrise pas la langue de Molière, mais moi, l’ « ado », j’ai le mérite de le faire mieux que vous.

Pour ce qui est de la pertinence de la démarche et de la qualité des autres critiques, j’ai préféré citer la page web directement, pour que l’interprétation personnelle ne soit pas de mise. Le site explique donc :

 

Inspiré des carnets électroniques des voyages de Johnny Ranger en Inde, au Brésil, à Bali et aux États-Unis en contre-balancement d’une vie à Montréal et dans ses environs, Les constellations dynamiques invite le spectateur à se laisser absorbé (Notez que l’auteur de ce paragraphe a appris le Français aux côtés de Me F.) dans la réalité perceptive d’un peintre qui compose avec un univers de signes et de sens qui s’entremêlent et s’entrechoquent. «Je ne cherchais pas à imposer ma vision au réel, mais à cueillir des résonances sur le sentier de mes attirances.»

 

      Il faut également souligner un autre aspect important de l’œuvre que Caroline, elle non plus, n’a pas saisi : l’importance de l’improvisation dans le spectacle. Nous avons donc un artiste qui se concentre sur la multiplicité des langages et sur l’aspect instantané de la production. Novateur ? Je ne pense pas. Si vous aviez un peu de culture, ma chère Caroline, vous sauriez que la performance est, par définition, un moyen d’expression artistique limité dans le temps. Vous sauriez aussi que les Dadaïstes, les Surréalistes, les Situationnistes etc. basaient leurs œuvres sur le principe de l’aléatoire. Concernant la diversité linguistique et culturelle mise en avant par Ranger, il vous suffisait d’aller voir au Musée des Beaux-arts pour voir que, dans les années soixante déjà, on parlait de « village global » (cherchez bien, ça remonte à l’année dernière).

       Vous soutenez également que les gens sont sortis de la SAT bouleversés, et que leur émotion était tangible. Cela n’est en rien un gage de qualité : au contraire. Mozart ne mourut-il pas dans la misère la plus totale ? Van Gogh et Cézanne ou encore ne furent-ils pas victimes de l’incompréhension générale ? Par ailleurs, les critiques qui font « moins ado », supposément, sont écrites dans un piètre style et reflètent bien le lectorat que les gens de votre sorte constituent.

       J’aimerais finir en disant ceci : la scène artistique est malheureusement trop encombrée d’artistes sans talent qui connaissent la célébrité uniquement parce que leurs œuvres « font bien ». Les créateurs talentueux ; eux, sont condamnés à l’anonymat, uniquement en raison des lois du marché. Hélas, c’est là le malheur de tout Art, puisqu’un grand artiste va souvent de paire avec un riche mécène



De miaou, posté le 18.12.05 à 03:41

mais que de finesse dans votre analyse caroline F.

 Je trouve moisaussie que la musique feline meriterait de se faire valoir au sein de la gente artiste... on devrait dailleurs creer un nouveau mouvement, la musique festive feline de madame F, soit un nouveau mouvement artistique et culturel, le FFF.



De Père Ubu, posté le 21.12.05 à 03:48

Melle F a-t'elle eu l'occasion de découvrir avec une avidité toute féline la réplique cinglante de notre Stoubidoo - qui- s'échauffe ??? Se terre-t'elle dans une grotte en écoutant de sa musique actuelle et en s'excitant sur une grammaire de français, tentant désespérement d'apprendre sa langue (que j'ose supposer maternelle) pour répliquer en toute spontanéité à Stouby? Peut être a-t'elle préféré créer un site parallèle de soutient au grand J. Ranger!?!

Enfin...


MERDRE!



De stoubidoo, posté le 22.12.05 à 05:05

c'est tout de même mieux sans les commentaires ridicules de Mr Zidi

S'il vous plait monsieur, la prochaine fois, abstenez vous



De Mr Zidi, posté le 24.12.05 à 05:07

Ben pourquoi?


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