
Où l’on s’ébat aux banquettes des délices, et où l’eau de rose n’a rien de sirupeux…
C’est en excellente compagnie et sur les conseils éclairés de mon amie Sandrine, dont j’ignorais le penchant discret pour les plaisirs à l’eau de rose, que j’ai découvert les banquettes du Rumi, prairies parfumées où l’on s’ébat entre un verre de thé noir à la cardamome et un poulet mariné au curry et au gingembre (aphrodisiaque ? Oui moi aussi j’ai remarqué).
En évoquant cette soirée délicieuse, il me paraît insensé de passer sous silence la présence d’Aubi, notre serveur dévoué, qui essuya vaillamment et malgré sa timidité, nos élans géostratégico-rigolards (après un bout de temps, de plus en plus éfoirés dans la tiédeur des canapés emmitouflant nos ivresses, la confiance est venue d’elle-même et certains (moi en fait) se sont lancés dans des tirades sans queue ni tête et sans véritable teneur comique). Bref. J’ai terminé personnellement mon repas avec le flan afghan (quand d’autres s’empiffraient de gâteaux fourrés aux dattes) accompagné d’un thé à la rose et à l’hibiscus (il paraît que l’hibiscus est la fleur de la tendance hippie chic…). Un peu plus tôt, un lassi à la mangue avait totalement annulé mon libre arbitre (d’où l’éfoirage massif)…Que dire, un lieu tout à fait recommandé.
Le Rumi, 5198 rue Hutchison, 514.490.1999